A mi chemin entre client lourd (client serveur) et client léger (navigateur), ce terme se réfère à un poste client pourvu d'une interface et d'un ensemble de commandes qui accèdent au Web sans passer par un navigateur traditionnel. Dans ce cas, l'interface du client se confond avec celle du Web et les interactions entre les deux sont totales. On peut ainsi utiliser le glisser-déplacer de l'un vers l'autre, par exemple. Avantage du client riche: pas de déploiement et une maintenance aisée.
Paradoxalement, l'avènement du Web 2.0 sonne peut être le glas, à moyen terme du moins, des navigateurs. Certains, comme Microsoft, n'hésitent pas à les déclarer morts au profit du client riche, baptisé également smart client. les navigateurs du marché souffrent d'incompatibilité chroniques du fait des implémentations différentes des diverses technologies du Web. Pour effacer cette inconvénient, les clients riches intègrent le meilleur des deux mondes actuellement en usage: le client lourd (celui du modèle client-serveur) et le client léger (le navigateur Web). Le client riche est constitué d'une interface utilisateur offrant la même richesse graphique que les clients lourds. Elle permet d'effectuer un grand nombre d'opérations comme le glisser-déplacer, le clic droit, la navigation par onglets,... Le recours aux clients riches permet, en outre, d'équiper différents terminaux afin d'offrir des services et des fonctions qui soient reconnuw et exécutables quel que soit le terminal utilisé. On peut ainsi utiliser un ordinateur, un portable, u smartphone, et, pourquoi pas, d'autres appareils qui seraient ainsi capable d'exécuter des scripts programmés par l'utilisateur.
Pour illustrer ce que sera le monde régit par le Web 2.0, nous avons imaginé un scénario qui repose sur le modèle du client riche: Jean Paul C. un commercial de la génération Web 2.0. Il utilise toutes les ressources techniques à sa disposition pour optimiser son travail. il n'hésite pas à s'abonner à des prestations qui lui facilitent le travail et allègent ainsi celui de ses collaborateurs qui peuvent alors se consacrer à des tâches productives. Aujourd'hui est un jour de l'an 2008 et trois entrées seulement occupe son agenda: il doit se rendre du siège de sa société, basée en région parisienne, au centre de paris où il doit assister à une réunion. L'horaire est serré mais lui laissera juste le temps de se faire conduire, dès la manifestation terminée, à l'aéroport pour s'envoler vers Amsterdam.
Dès son arrivée au bureau, il programme une alerte sur son smartphone, indique les horaires ainsi que les trajets et s'atelle à différentes tâches administratives. Lorsque l'heure du départ sonne, notre commercial prend son véhicule et s'engage sur l'autoroute. Pendant ce temps, son smartphone se connecte sur infotraffic.com afin de s'informer de l'état du trafic routier en Ile-de-France. Il télécharge en temps réel les informations et les transmet au GPS qui, en fonction des encombrements et des travaux, calcule au fur et à mesure l'itinéraire le plus approprié afin de respecter l'horaire. Comme cela arrive souvent, les retards s'accumulent et tout est décalé. Qu'à cela ne tienne, le smartphone, programmé à l'avance, prévient le client par couriel afin d'indiquer un horaire prévisionnel d'arrivé. IL se connecte ensuite au site de la compagnie aérienne pour télécharger les horaires des vols, puis envoie un message à l'agence de voyages pour lui demander de réserver une place dans le vol suivant. Tout cela s'est fait sans l'intervention de notre commercial qui n'a eu comme seul soucis que de suivre l'itinéraire scandé par la voix du GPS.