Avec la démocratisation du haut débit, les contenus accessibles sur le Web se dotent d'animations visuelles et sonores.C'est le rich media.Plus attractif, il est également plus efficace commercialement.
Le concept de rich media revient en force depuis quelques mois, plus particulièrement du coté de la pub en ligne. Le rich media désigne un contenu Web, synchronisant vidéos, sons, animations, 3D, photos , textes,..., développant une forte interactivité avec l'internaute. Même si elle est difficile à situer précisément, l'apparition de ce terme remonte au début du Web qui a, d'emblée, été appréhendé dans sa dimension multimédia. Mais, à cette époque, les débits ne permettaient à la grande majorité des internautes que de télécharger des pages assez simples, composées essentiellement de textes et d'images. Bien évidemment, la démocratisation du haut débit change la donne. A cela s'ajoute la diffusion massive des plug-in permettant de jouer les animations visuelles.
La montée en puissance du concept de rich media est particulièrement tangible dans le secteur de la pub; là, des études indiques clairement la forte progression des formats dotés d'animations Flash, de vidéos... Si les annonceurs y ont recours, c'est tout simplement parce que les formats publicitaires "riches" sont plus efficaces que les formats traditionnels. Mais cette tendance déborde le seul cadre de l'e-pub. On peut la rapprocher d'un autre phénomène médiatisé sous le nom de Web 2.0.
Le véritable enjeu du rich media n'est pas de mettre en ligne des vidéos mais de marier l'audiovisuel avec l'informatique afin d'exploiter au maximum le potentiel des services en ligne avec, par exemple, un personnage qui parle, à qui l'on peut poser une question et obtenir une réponse personnalisée.
Du point de vue d'un informaticien, le rich media désigne un ensemble de techniques permettant d'intégrer au sein d'un même fichier de la vidéo, du son et du texte, de synchroniser ces medias entre eux et d'interagir avec l'internaute. A cela il faut ajouter les diverses techniques de compression vidéo et audio (Real, Windows, Quick Time...) et de streaming permettant de diffuser via Internet ce type de contenu riche, donc volumineux, de la façon la plus fluide possible. Pour synchroniser les médias et interagir avec l'internaute, il a d'abord existé des formzts propriétaies. Rapidement, l'organisme garant des standards du Web, le W3C, a mis au point un standard appelé Smil (Synchronized Multimedia Integration Language) qui s'appuie sur le métalangage XML. Quant au streaming, le principe est de décoder en temps réel les images et les sons au fur et à mesure de leur réception plutôt que de télécharger le fichier son ou audio dans son intégralité avant de le lire (downloading).
Pour assurer une diffusion audio et vidéo fluide, il est toutefois nécessaire de prendre certaines précautions, comme de stocker en début de transmission au niveau du PC du récepteur, dans une mémoire tampon, quelques secondes de flux audio et vidéo qui sont ensuite décodées par le lecteur multimédia logiciel. Enfin, il existe une autre technique, propriétaire celle-là, qui est employée de façon presque systématique dans les programmes rich media.
Flash Professional 8, facilite l'intégration de la vidéo et elle est, à ce titre, particulièrement bien adaptée aux développement rich media, tout en offrant une qualité visuelle irréprochable.
Le développement d'un programme rich media se caractérise par l'intervention d'un grand nombre de corps de métier issus de la communiation et/ou du marketing, de l'audiovisuel et de l'informatique. D'abord les consultants définissent le positionnement du programme, les cibles et les objectifs à atteindre; les concepteurs rédacteurs qui inventent un concept, le scénarisent, conçoivent l'arborescence, écrivent les textes ; le cas échéant, des journalistes sont sollicités pour mener des enquêtes ou des interviews; le directeur artistique crèe ensuite un univers visuel et grapique. Là, entrent en scène des professionnels de l'audiovisuel pour gérer les prises de vues: réalisateur vidéo, directeur photos, monteur, preneur, de son, comédiens...Puis, interviennent des informaticiens, spécialistes de l'animation flash, de la 3D et, pour intégrer le programme à des bases de données, des experts du développement Web. Viens alors l'étape de l'intégration et de la synchronisation des éléments visuels, sonores, graphiques, textuels... au sein du produit qui est enfin hébergé et diffusé via Internet.
Il faut assurer une qualité de l'image et du son conforme aux standards de la télévision. Cela dit, la difficulté de mener à bien un projet rich media réside pas tant dans la résolution de problèmes techniques ni dans l'orchestration des étapes que plutôt dans la conception du produit.