Une mine d'infos pointues, mais payantes. Ainsi, dans tous les domaines, d'innombrables fichiers sont commercialisés sur le Web. Voyons comment ça marche!!
Supposez que vous cherchiez une entreprise d'emballage de produits sous film plastique. En utilisant Google, vous obtiendrez plus de 100000 références que vous devrez trier pour en consulter une poignée. Cela vous prendra beaucoup de temps et il n'est même pas sûr que vous trouviez ainsi le renseignement dont vous avez besoin. En revanche, une base de données payante vous le donnera en quelques clics.
Kompass.fr, par exemple, classe les entreprises d'emballage en question par régions, chiffres d'affaires ou types de plastique. Contrairement à la dizaine à la dizaine de milliards de pages accessibles avec un moteur de recherches comme Google, le contenu des bases de données est filtré, validés et structurés (recherche d'informations dans les banques de données).
Difficile de trouver une base précise à l'aide de Google. En inscrivant "base de données" suivi d'un thème ou d'un secteur dans la barre de recherche, la première page de réponse affichera, dans le meilleur des cas, un ou deus sites. Pour avoir davantage de choix, consulter plutôt les répertoires spécialisés qui trient les bases de données professionnelles selon des critères qualitatifs. Attention, ces sites ont deux défauts: la plupart sont en anglais et sélectionnent en priorité des documents anglophones. Parmi les plus exhaustifs figurent notamment Completeplanete.com (90000 bases sur des sujets aussi divers que l'agriculture, la finance ou les sciences sociales) et Rdn.ac.uk (35000 bases sur une douzaine de thèmes).
Penser aussi à aller faire un tour sur des sites "multibases", comme Dialog.com ou Lexisnexis.fr. Ils regroupent plusieurs bases ( de quelques centaines à des dizaines de milliers), que l'on peut acheter directement, ce qui n'est pas le cas avec les répertoires. Ces bases sont classées par spécialités, avec les noms des éditeurs qui les commercialisent. Vous pourrez ensuite vous adresser à eux pour tester leurs services, précaution importante car le prix de l'abonnement est en général élevé.
Une fois la base sélectionnée, réfléchissez bien aux mots-clés que vous allez utiliser pour votre requête. A 3 euros la consultation d'une dépêche AFP et à 200 euros l'heure de connexion à une base de brevets et de marques déposées, il serait trop coûteux de surfer. Sans parler de la perte de temps. Il faut savoir que l'univers des bases de données est plus vaste que celui du web.
Si vous recherchez une information simple (bilan de société, nom d'un inventeur,...), taper un mot ou une expression suffit généralement. En revanche, pour une requête approfondie (classement par chiffres d'affaires des sociétés fabricant un produit par exemple), vous devez être beaucoup plus précis. Pour cela, utilisez les algorithmes du moteur de recherches de votre base de données. Généralement, ils fonctionnent selon un système booléen (possibilité d'écrire une demande avec des mots reliés par "et", "ou", "sauf"...) qui accepte aussi les troncatures (possibilité de taper un mot dont une syllabe est inconnue).
Certaines bases de données, difficiles à manipuler, exigent une formtion ou, au minimum, une ligne d'assistance téléphonique. Cet appui technique est généralement inclus dans le prix de l'abonnement. Ainsi, moyennant 100 euros par an (et 3euros par document), les abonnés de Plutarque.com, la base de données de l'Inpi (Institut National pour la Propriété Industrielle) peut être aidés gratuitement par téléphone ou au siège de cet organisme.Hyperbil.com, le site d'information légales sur les entreprises, propose le même service.