Plates-formes d’intermédiation, les places de marché de prestations informatiques permettent aux donneurs d’ordres de scruter un marché étendu et de gagner beaucoup de temps.
Coincés entre des directions financières à la recherche des meilleurs prix et des directions opérationnelles exigeant des réponses rapides à leurs besoins, les responsables des achats de prestarions informatiques, DSI en tête, n’ont plus les moyens de consulter le marché de façon classique. Passer des jours et des semaines à lancer un appel d’offres, à rencontrer les répondants puis à négocier les conditions avec eux n’est plus envisageable. Et choisir dans un panel de prestataires préalablement référencés exclut souvent des sociétés qui auraient pu apporter une réponse compétitive
Pour contourner ces contraintes, les entreprises utilisatrices ont trouvé des parades. Lintérim, par exemple, que certains DSI commencent à expérimenter discrètement. Mais surtout les places de marché. Egalement destinées aux fournisseurs en quête de compétences ou de partenaires, ces plates-formes facilitent en effet la mise en relation entre « vendeurs »
(sociétés prestataires, indépendants...) et « acheteurs » (entreprises utilisatrices : grands comptes, PME-PMI, administrations...) à la recherche de main-d’oeuvre sur des missions ponctuelles. « A la manière de Google pour la recherche d’information, ou de Kelkoo dans le domaine de l’e-commerce, elles jouent le rôle de centralisateur ».
Les premières places de marché de prestations informatiques (Prestataires.com, HiTechPros.com...) sont apparues dès la fin des années 1990, avec un démarrage rapide. Mais, comme toutes les plates- formes spécialisées, elles ont énormément souffert durant les années 2002-2003.« Les entreprises ont preféré consacrer leur énergie au reférencement de leurs fournisseurs ainsi qu’à la remise à plat de leurs processus et de leurs procédures d’achats internes ».
Aujourd’hui, cette phase de transition est terminée. « Depuis la fin 2004, les entreprises, qui ont retrouvé une certaine marge de manoeuvre, cherchent à outiller leurs nouveaux processus d’achats, et on constate un regain d’intérêt pour les places marchés électroniques. Leur principe de fonctionnement est simple, en deux temps. L’acheteur dépose d’abord son offre (appel d’offre pour un projet, demande de compétences pour une mission ponctuelle...), à laquelle peuvent accéder tout ou partie des vendeurs. Après un éventuel filtrage de répondants, l’acheteur reçoit les candidats, puis fait son choix. Principal avantage : un gain de temps considérable. D’abord parce que les réponses lui arrivent entre un jour et une semaine après sa demande. Ensuite, parce que, après un rapide classement des réponses, il reçoit les candidats dans l’ordre et retient le premier qui lui convient. Il rencontre en moyenne deux ou trois personnnes rarement plus de cinq.
En revanche, les entreprises uti lisatrices ne doivent pas s’attende à réaliser d’importantes économies sur le prix des prestations. Et cela, quel que soit le modèle écconomique adopté par la place de marché.
Le choix d’une place de marché doit se faire sur les critères suivants :
Premièrement, sur le profil des vendeurs (SSII, organismes de formation, indépendants...) et le type des prestations proposées.
Deuxième critère de choix, les services proposés aide à la rédaction d’un cahier des charges, outils de gestion des demandes, détection des répondants potentiels, etc. Ainsi, sur Prestataires.com ou sur
HiTechPros.com, une équipe d’experts peut sélectionner des prestataires dont les compétences, expériences et références correspondent à ce que recherche l’entreprise utilisatrice.
Enfin, les utilisateurs des places de marché devront tenir compte de la notoriété, de l’historique et de l’expérience de la place de marché. Sur ce plan, certaines insistent sur leur indépendance, comme HiTechPros, d’autres sur leur connaissance du métier, comme SourcesIT.